Coup de tonnerre près de Moscou : l’armée ukrainienne annonce avoir frappé une raffinerie russe — toutes les infos essentielles du 8 au 15 novembre

24 février 2026

Une opération audacieuse aux portes de Moscou

L’état-major ukrainien a revendiqué une frappe de drones contre une raffinerie située dans la région de Moscou, cible hautement symbolique pour le Kremlin. Selon des sources militaires à Kyiv, l’attaque visait des infrastructures jugées « critiques » pour l’approvisionnement en carburants de la Russie. Les autorités ukrainiennes assurent avoir employé des appareils de longue portée, conçus pour déborder les défenses aériennes et perturber la logistique militaire.

Côté russe, des canaux officiels ont évoqué une interception de plusieurs drones et des dégâts « limités » provoqués par des débris. Faute d’accès indépendant au site, les informations disponibles entre le 8 et le 15 novembre restent fragmentaires, et les bilans demeurent évolutifs.

Réactions et communication contradictoires

À Kyiv, les responsables mettent en avant la légitimité d’atteindre des cibles énergétiques soutenant l’effort de guerre adverse. La Russie parle au contraire d’une « attaque terroriste » et promet des représailles ciblées. Les autorités locales ont rapporté des incendies rapidement maîtrisés, tandis que certains canaux non officiels mentionnaient une pause temporaire d’activités.

Les plateformes de suivi open source emploient des images nocturnes et des repères géolocalisés pour tenter d’évaluer l’ampleur des dommages. À ce stade, aucune confirmation indépendante n’atteste d’un arrêt prolongé de la raffinerie, mais la séquence a visiblement accru la pression sur la défense antiaérienne autour de la capitale russe.

Ce que l’on sait entre le 8 et le 15 novembre

  • Revendication ukrainienne d’une frappe sur une infrastructure pétrolière proche de Moscou.
  • Communications russes parlant d’une interception et de dégâts « limités ».
  • Absence de bilan consolidé et de vérification indépendante sur l’ampleur des dommages.
  • Renforcement supposé de la défense aérienne dans la région de Moscou.
  • Débats renouvelés sur le statut des infrastructures énergétiques comme cibles militaires.

Pressions énergétiques et diplomatiques en toile de fond

Dans le même temps, les tensions liées au secteur énergétique se sont intensifiées en Europe du Sud-Est. Washington a réaffirmé sa volonté de voir les acteurs russes se retirer de la compagnie pétrolière serbe NIS, tout en maintenant les sanctions. La ministre de l’énergie serbe, Dubravka Djedovic Handanovic, a expliqué que la requête visant un allègement des mesures en échange d’un changement de gouvernance avait été rejetée.

« Pour la première fois, l’administration américaine a clairement et sans équivoque déclaré et écrit qu’elle souhaite un changement complet des actionnaires russes dans la propriété, c’est-à-dire qu’elle exige le retrait de la propriété russe de la compagnie NIS », a-t-elle déclaré. Après plusieurs reports, le département du Trésor américain a commencé à appliquer le 9 octobre les sanctions visant la société, au titre de la pression globale contre le secteur énergétique russe.

Acteur dominant sur le marché serbe, NIS exploite deux raffineries, à Novi Sad et à Pancevo, près de Belgrade, qui approvisionnent environ 80 % du marché local. Belgrade évoque des « décisions difficiles » pour assurer la continuité d’approvisionnement, n’excluant pas une reprise temporaire de contrôle par l’État. Cette dynamique révèle combien la guerre en Ukraine redessine les équilibres énergétiques régionaux.

Enjeux stratégiques de la frappe

Sur le plan militaire, frapper une raffinerie près de Moscou vise à perturber la logistique du carburant, élément critique pour la mobilité des troupes et la production d’armements. Même des dégâts limités peuvent forcer des détours d’approvisionnement, accroître les coûts et mobiliser des moyens de protection supplémentaires. L’effet psychologique—porter le combat au cœur de la Russie—constitue aussi un message politique.

Pour l’Ukraine, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie d’attrition des capacités adverses et de dissuasion. Pour la Russie, la priorité reste de durcir la défense en profondeur et de communiquer sur la résilience des infrastructures. Dans cet équilibre, la bataille de la perception compte autant que l’impact matériel.

Perspectives à court terme

À l’approche de l’hiver, chaque incident sur une chaîne énergétique crée un risque de propagation aux marchés régionaux. Entre sanctions, reroutage des flux et incertitudes opérationnelles, les États européens ajustent leurs réserves et diversifient leurs fournisseurs. La Serbie, candidate à l’UE mais dépendante du gaz russe, incarne ce dilemme entre sécurité énergétique et alignement politique.

Si de nouvelles frappes sont revendiquées, on peut s’attendre à une intensification des mesures défensives autour des sites critiques et à une guerre de communication plus serrée. En l’absence de vérifications indépendantes rapides, la prudence demeure de mise pour évaluer les conséquences réelles de cette opération.

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Catégories Air
Marc-André Boucher

Marc-André Boucher

Analyste de formation et passionné de stratégie internationale, j’écris pour 45eNord.ca afin de décrypter les grandes dynamiques militaires mondiales. Mon objectif : rendre claires les logiques de pouvoir et les rapports de force qui façonnent notre époque. J’aime lier les faits du jour à une vision d’ensemble.