Révélation choc de Tsahal : les trois corps remis vendredi ne sont pas ceux des otages

25 février 2026

Remis via la Croix-Rouge, trois corps en provenance de Gaza ont été transférés vendredi soir dans le cadre de la trêve en cours. Dès les premières heures, une source militaire a laissé entendre qu’il ne s’agissait pas de détenus enlevés le 7 octobre 2023. Ce samedi, un porte-parole de Tsahal a confirmé que ces dépouilles ne correspondaient pas à des otages. L’identité des personnes décédées n’a pas été dévoilée, les autorités invoquant la nécessité de vérifications complémentaires.

Vérifications et identification

Selon l’armée israélienne, des examens médico-légaux sont menés pour établir de façon formelle l’identité des trois corps reçus. Aucune hypothèse n’a été officiellement retenue, même si l’évaluation initiale plaidait contre l’appartenance à la liste des otages. Les canaux de coordination avec le CICR et les équipes de médecine légale restent activés afin de garantir des procédures rigoureuses. Dans un contexte aussi sensible, chaque annonce publique est calibrée pour éviter toute confusion et préserver les familles en attente.

Un décompte encore provisoire

Dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu soutenu par Washington, le Hamas a restitué à ce jour 17 des 28 otages décédés. Parmi ces dépouilles, figurent 15 Israéliens ainsi qu’un Thaïlandais et un Népalais. Conformément aux termes de l’échange, pour chaque Israélien rendu, Israël remet 15 corps de Palestiniens morts durant la guerre, soit 225 à ce jour. Les autorités évaluent encore à dix le nombre de corps d’otages du 7-Octobre présumés à Gaza, en plus d’un soldat tombé en 2014.

  • 3 corps remis vendredi ne sont pas des otages, selon Tsahal.
  • 17 dépouilles d’otages décédés ont été restituées sur 28.
  • 15 Israéliens, 1 Thaïlandais et 1 Népalais figurent parmi les corps rendus.
  • 225 corps de Palestiniens ont été remis par Israël dans le cadre de l’échange.
  • 10 corps d’otages du 7-Octobre et un soldat de 2014 seraient encore à Gaza.

Au-delà de ces chiffres, les autorités signalent que la majorité des victimes identifiées sont israéliennes, tout en mentionnant aussi des ressortissants étrangers, dont un Tanzanien et un Thaïlandais. Ce recensement évolutif reflète la complexité d’un dossier aux ramifications diplomatiques et humaines considérables.

Tensions autour des délais

La question des délais crispe les relations entre Israël et le Hamas, Tel-Aviv accusant des retards répétés dans la mise en œuvre de l’accord. Le gouvernement israélien estime que ces lenteurs violent l’esprit de la trêve, et des familles d’otages réclament des mesures plus contraignantes. « Nous avons besoin de certitudes, pas de rumeurs ni d’attentes interminables », résume une voix relayant la détresse des proches. Les médiateurs internationaux s’emploient à maintenir le canal de dialogue afin d’éviter une rupture brutale.

Une trêve sous haute pression

Malgré l’accord, l’atmosphère reste volatile, alimentée par des accusations croisées de violations. A deux reprises depuis le 10 octobre, Israël a mené des bombardements massifs à Gaza après des tirs ayant tué trois soldats. Le 19 octobre, au moins 45 personnes auraient été tuées, et 104 décès ont été rapportés un mardi suivant, selon des sources palestiniennes. Le Hamas dément avoir visé des soldats israéliens, tandis que Jérusalem accuse le mouvement de rompre la trêve.

Dans cet environnement tendu, chaque transfert de dépouille devient un moment de vérité pour les familles et un test de crédibilité pour les parties. La Croix-Rouge, acteur clé, s’efforce de garantir des passages sûrs et des procédures conformes au droit humanitaire. Les annonces publiques, parce qu’elles touchent au deuil et à l’espoir, sont scrutées avec une extrême attention.

Ce qui pourrait suivre

La clarification sur les trois corps remis vendredi réduit l’incertitude sur le sort des otages, mais le chemin reste long. Les autorités israéliennes poursuivent les identifications et exigent le respect strict des calendriers fixés par l’accord. Côté palestinien, la remise de dépouilles contrepartie demeure un levier politique autant qu’un geste à portée humanitaire. Les médiations soutenues par les États-Unis et d’autres partenaires régionaux cherchent à préserver un cadre minimal de coopération.

A court terme, l’enjeu est de continuer les échanges tout en évitant une spirale de représailles qui refermerait les canaux diplomatiques. A moyen terme, la consolidation des mécanismes de vérification pourrait limiter les malentendus et apaiser les familles. Pour l’heure, l’annonce de Tsahal ne clôt pas le dossier, mais elle rappelle que, même dans la trêve, la vérité sur chaque corps exigera du temps, du tact et des preuves.

Marc-André Boucher

Marc-André Boucher

Analyste de formation et passionné de stratégie internationale, j’écris pour 45eNord.ca afin de décrypter les grandes dynamiques militaires mondiales. Mon objectif : rendre claires les logiques de pouvoir et les rapports de force qui façonnent notre époque. J’aime lier les faits du jour à une vision d’ensemble.